Le patrimoine de Mûrs-Érigné - Richesse et diversité

L'identité de Mûrs-Érigné est marquée par la richesse de son patrimoine, mémoire collective de l'activité et de la vie locale. Ce patrimoine est un trait d'union essentiel entre le passé et le présent participant ainsi à la construction de l'individu.
Cette page mettra en lumière la diversité des sites, le pittoresque des hameaux, la qualité des bâtiments, l'histoire de la vie locale.

L'église d'Érigné : Nous ne savons pas ce qu'était la vieille église, sans doute une chapelle rectangulaire, sans clocher ni transepts, ouvrant du côté du château et du côté de la place. Les terrains ont été relevés depuis. Il n'y avait ni les murs, ni les arbres, qui lui donnent tant de mystère. Elle dominait les vignes et les jardins qui descendent vers le Louet. De nombreux chemins et ruelles en partaient dans toutes les directions. C'est vers la fin du XVème siècle qu'Antoine Pelaut entreprit la reconstruction et l'agrandissement de l'église.

Il remonta les murs, fit faire la charpente lambrissées de chêne et les poutres, si curieuses avec leurs têtes de crocodiles. Sur la première vers le choeur, il fit sculpter ses armes. Il bâtit aussi les deux transepts et éleva le clocher sur celui de gauche. Sur la façade de la place, une galerie longeait la place et aboutissait à une double porte donnant sur le transept de droite. On en voit encore les traces. Sous cette galerie, on inhumait les petits enfants et à l'issue de la grandmesse, on réunissait les assemblées paroissiales. De chaque côté s'étendait le cimetière.
Particularités de cet édifice : les têtes de crocodiles " engoulants ", les tirants de la charpente, les figurines sur le sablières.

Le Manoir de la Garenne : La Garenne est un manoir ou logis du XVème siècle. Il aurait été construit en même temps que le Jau, toutes deux demeures de campagne de deux familles d'Angers, les Du Fay et les Pincé. La Garenne devient la maison seigneuriale au XVIème et XVIIème siècle après l'union des familles Du Fay et de Pincé. Les terres de la Touche (château St Pierre) en dépendaient. La Garenne semble avoir été constamment habitée.

Son pont-levis et des douves se voyaient encore au milieu du XIXème siècle. Elle a appartenu successivement aux familles Fournier, de Pincé et de Gencian avant la révolution. Elle a été restaurée en 1915 par l'architecte Girardin. Pendant la deuxième guerre mondiale, des officiers allemands s'y installèrent comme dans toutes les belles propriétés de la commune. En 2005, la commune de Mûrs-Erigné l'a restaurée pour y réaliser un gîte d'étapes et de séjour labellisé Gîtes de France. La Fédération des Oeuvres Laïques est en charge de sa gestion.

Le Port Sablier : L'extraction du sable " dit de la Loire " a commencé au XIXème siècle. C'est la famille Allory , installée en 1882 à Mûrs-Erigné qui géra cette exploitation. Depuis la fin du Xxème siècle, l'extraction du sable sur le cours de la Loire et ses annexes est interdite. Les techniques d'extraction ont beaucoup évolué au cours des années. Avant l'arrêt de cette activité, un gros godet suspendu sur des câbles fixes de part et d'autre du Louet glissait vide jusqu'à l'autre rive et revenait chargé de sable qui était déversé dans un silo sous lequel des camions attendaient d'être chargés. Lorsque l'été, le Louet était presque sec, les enfants n'hésitaient pas à se baigner dans le fossé laissé par le godet.

La Roche de Mûrs : La Roche de Mûrs nous offre un panorama exceptionnel sur tout le lit de la Loire. Les panneaux d'orientation présentent les villes et les villages environnants. Le monument républicain, érigé en 1889, symbole de L'Histoire de la Roche de Mûrs, nous rappelle les concepts républicains de Liberté, d'Egalité et de Fraternité où 600 républicains périrent, certains en se jetant en bas de la falaise, lors de la bataille contre les Blancs le 26 juillet 1793.


La fête républicaine qui eut lieu ce jour là vit se réunir 100 000 personnes et fut suivie d'un banquet républicain. Il souffrit parfois d'abandon et parfois de dégradations. Mais toujours, le Comité Républicain (président Michel Godicheau) soutenu par les diverses municipalités, se préoccupa de son entretien et veille à sa sauvegarde. La dernière restauration a eu lieu en 2005.

L'Allée des Tilleuls : le Blockhaus
Edifié dans l'hiver 1942-1943 par l'entreprise Brochard et Gaudichet avec l'aide de français requis d'office, cet édifice militaire fut au coeur du dispositif mis en place à Erigné par la Kriegsmarine. Installé sur le tennis de la propriété de M. Bertrand qui y tenait un hôtel peu recommandable, cet ouvrage de 25 mètres de long, 18 mètres de large et 5 mètres de haut avec des murs d'une épaisseur moyenne de 2 mètres de béton armé avait fait l'objet (comme les dispositifs du Mur de l'Atlantique) d'un camouflage à base de colombages et de fenêtres garnies de géraniums. Sous l'épaisse dalle de béton de son toit, tout hérissé d'antennes radio, se trouvaient 7 petites salles radio entourées de 4 vastes pièces. Près des 2 entrées protégées par des mitrailleuses, étaient disposés les toilettes et les locaux techniques affectés au groupe électrogène et au transformateur nécessaires à l'alimentation des postes radio, de l'éclairage et de la ventilation des locaux représentant quelques 500 m2.

Rue des fusillés, le Monument aux Morts
Des faits douloureux ont malheureusement endeuillé notre commune dans les derniers jours de l'Occupation. Peut-être n'aurions-nous pas eu à les déplorer si, précisément Mûrs-Erigné, n'avait pas été appelé à jouer le rôle qui a été le sien et qui a entraîné chez nous une présence ennemie exceptionnelle ! Au moment, en effet, de la déroute de l'armée ennemie, celle-ci non seulement prépara lâchement le terrain en vue d'y faire un maximum de victime, dans un esprit de vengeance, mais dans certains cas perdit son sang-froid et procéda à des exécutions sommaires. C'est ainsi que furent exécutés, le 12 août 1944, M. Emile Desmas et l'algérien Ali aux Grands Moulins de même que les sept jeunes de Rochefort à la Fontenelle.

Le parc Saint-Pierre : le château St Pierre construit au 19e siècle, entouré d'un superbe parc, a été la propriété de M. et Mme Valentin Des Ormeaux de 1932 à 1964. Ils en ont fait don à la Fraternité des Malades et Handicapés de Maine-et-Loire, actuellement Foyer Saint-Pierre. C'est en 1966 que la commune a pu acquérir la partie basse du parc, qui constitue aujourd'hui un lieu de plaisir fort apprécié.

 

Grand Claye : Habité dès la préhistoire, puisqu'on y a retrouvé une hache de pierre éclatée, une hache de pierre polie et des flèches de silex.

- La maison seigneuriale faisait suite à un château fort défendant l'axe Angers-La Rochelle, à proximité du Moulin de "Petit Claye" dominant l'Aubance. Du XIIème au XVIIème siècle, différentes familles en sont les propriétaires. En 1560, la Seigneurie de Brissac devient Comté-Claye et baronnie (le baron avait droit de " haute justice ", sentences pénales). Claye est alors un des villages les plus importants. Pendant la Révolution, le château est incendié lors des guerres de Vendée. Il est vendu le 4 juillet 1796. Actuellement, la maison seigneuriale a fait place à une belle maison d'habitation toujours flanquée de son imposante " fuie " à pigeons. La douve et les fossés ont été comblés.
- Château d'Aimé de Soland, belle maison bourgeoise simple et sobre, entourée de murs, située au sud-ouest de Grand Claye.
- La chapelle date de la fin du XVème siècle. Restituée à la famille de la Motte en 1936, restaurée en 1992 par cette même famille, aidée par le commune et l'Association du Patrimoine.

L'Hôtel de ville : inauguré le 7 avril 2006, l'Hôtel de ville remplace la mairie qui s'élevait à l'entrée du bourg de Mûrs. Le bâtiment est édifié à la place d'une propriété, elle-même bâtie à l'emplacement d'une ancienne ferme dépendant du domaine qui appartenait à la famille de La Touche (on trouve la trace d'un Guillaume de La Touche, en 1504, dans les archives paroissiales) dont un descendant fit construire en 1856 l'actuel château St Pierre.

La Fontaine du Mont : ancienne ferme située après la Bourrelière devenue centre culturel musical qui accueille le groupe Lo Jo (à la Bourrelière, se situait le camp de Dumnacus).

Le centre culturel Jean Carmet : construit sur un plateau dominant le Louet de 40 mètres, c'est un espace d'expression et de communication et un lieu privilégié d'expression artistique (accueil de production de pièces de théâtre, chorales, ballets, concerts, spectacles de variétés, expositions).

Ouvert aux associations, il peut recevoir des colloques, des conférences, des séminaires, des salons, des réceptions, des séances de cinéma. Il permet également la tenue des soirées dansantes, banquets, fêtes de famille. Il abrite la médiathèque municipale.