Environnement

Atlas de la Biodiversité Communale

En septembre 2021, la commune a candidaté à un appel à projet pour réaliser un Atlas de la Biodiversité Communale. Et c'est avec
beaucoup de fierté que nous avons appris que nous étions lauréats !

Un Atlas de la biodiversité communale est un outil qui permet d’acquérir de la connaissance sur la biodiversité d’un territoire et qui permet aux acteurs de ce territoire (élus, équipes techniques, habitants, agriculteurs, forestiers, entreprises, associations…) de s’approprier les enjeux biodiversité du territoire, de les impliquer et de construire ensemble des recommandations. C’est aussi une aide à la décision !

Une fois l’ABC réalisé et les enjeux de biodiversité identifiés, il convient de les intégrer dans les projets d’aménagement et de valorisation du territoire.

Concrètement, cela signifie que nous allons vous demander de participer ! Vous voulez vous initier, découvrir, approfondir vos connaissances ou nous apporter votre expertise ? Contactez-nous et restez à l’écoute de l’actualité de notre commune.

La biodiversité expliquée à tous

La biodiversité en vidéo parodique de séries et de films connus ? C’est le défi qu’a relevé la LPO Auvergne Rhône Alpes ! Et ça rend bien. Retrouvez ci-dessous le premier épisode de leur web série et toutes leurs vidéos sur leur page YouTube.

Moins humoristique mais tout aussi intéressant, ci-dessous une vidéo réalisée par Le réveilleur pour expliquer la biodiversité :

Retrouvez ci-dessous la liste des animations prévues dans le cadre de cet ABC de la biodiversité, ainsi que des informations et conseils (informations mises à jour au fil du temps).

Tout le monde connaît les orchidées exotiques que l’on offre en pot, mais savez-vous que des orchidées sauvages poussent dans nos
pelouses ? Non ? Et pourtant la flore française compte environ 160 espèces d’orchidées locales, certaines très répandues, d’autres au
contraire plus rares et menacées de disparition.

Au printemps, au moment de leur floraison, elles se remarquent généralement par leur couleur, la forme de leur fleur ou leur taille : difficile de les confondre avec d’autres plantes ! Oui, mais encore faut-il qu’elles fleurissent. Car il faut bien le dire, le 1er prédateur de l’orchidée, c’est l’Homme !

Assèchement des zones humides, disparition des milieux ” ouverts ” (prairies pâturées, landes), fauchage systématique et précoce des bords de routes, raréfaction des insectes pollinisateurs (et, plus encore que d’autres espèces, les orchidées sont, de ce point de vue, particulièrement vulnérables, car elles sont souvent pollinisées par des insectes très spécifiques et peu abondants. Si l’insecte disparaît, l’orchidée ne se reproduit plus, et l’espèce s’éteint), cueillette de fleurs spectaculaires qui faneront tristement dans des vases, prélèvements de plantes dans la nature dans l’espoir de les réimplanter au jardin (l’opération est vouée à l’échec !), sans compter que certaines espèces sont légalement protégées. Et bien sûr le réveil des tondeuses !

Pourquoi ne les voyez-vous jamais dans les pelouses ?

Tout simplement parce qu’à l’heure où les tondeuses sont les plus actives, les orchidées sauvages sont décapitées, nous privant d’un joli spectacle coloré printanier, mais privant surtout notre patrimoine naturel d’une partie de sa biodiversité. La fleur ainsi coupée ne refleurit pas de l’année. Alors si vous voulez avoir la chance de croiser le chemin d’une orchis-bouc, d’une ophrys abeille ou bien encore des orchis mâle et bouffon, voici quelques astuces :

  • Dès les mois de février-mars, les orchidées ne sont pas encore fleuries mais on peut déjà distinguer les feuilles épaisses formant une rosette à la base de la future fleur (la rosette, c’est quand les feuilles partent toutes du même endroit, comme pour le pissenlit). Alors avant la première tonte, parcourez votre pelouse à la recherche des rosettes.
  • Marquez chaque pied d’un tuteur (un morceau de bois fera l’affaire !) pour les éviter lors des tontes suivantes.
  • Espacez le plus possible les tontes, et, au printemps, tondez en position haute.

Bon à savoir

Un gazon entretenu à force d’engrais, de désherbant et d’antimousse devient uniforme et ne permet pas la survie des orchidées. Surtout, ne les arrachez pas pour les planter ailleurs (destructeur et inutile, si les conditions sont favorables elles se dissémineront toutes seules !). Et montrez-les à vos voisins… surtout quand elles seront en fleurs ! Vous pourrez peut-être les convaincre de rejoindre le club des protecteurs d’orchidées sauvages !

Pourquoi les Orchidées sauvages sont fragiles ?

Si les orchidées sont peu fréquentes et vulnérables pour la plupart, c’est parce que leur reproduction nécessite la présence d’un champignon dans le sol. En effet, leurs graines sont si minuscules qu’elles contiennent très peu d’éléments nutritifs capables de nourrir la jeune pousse. Et c’est le champignon qui doit lui fournir ces nutriments pendant ses premières semaines de vie. Par la suite l’orchidée pourra se développer et revenir chaque année en l’absence du champignon. En effet, comme il s’agit d’une plante à bulbe ou à rhizomes, elle reviendra chaque printemps au même emplacement, comme les jonquilles ou le muguet.

Des fleurs pas comme les autres

L’orchidée sauvage use d’atouts incroyables pour attirer les pollinisateurs : son labelle servant de piste d’atterrissage, son parfum éventuel, la présence de nectar et même la ruse, puisque bon nombre d’espèces présentent des fleurs attractives visuellement… sans nectar, et vont jusqu’à imiter les substances
chimiques émises par certaines abeilles femelles pour attirer les mâles ! Partagez avec nous vos observations ! Rappelez-vous, pas de cueillette, rien de mieux que la photographie ou le dessin !

Information

Pour en apprendre davantage sur la biodiversité, rendez-vous sur le site de l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel).

Atlas réalisé avec le soutien financier de l’Union européenne- NextGenerationEU, de France Relance et de l’Office français de la biodiversité.