© Alex Tome

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Lieu Centre Culturel Jean Carmet

Concert

Bonga

L'artiste emblématique de la musique angolaise en concert au CCJC !

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Voyageur infatigable, BONGA fera escale au Centre Culturel Jean Carmet samedi 1er octobre pour présenter son nouvel album KINTAL DA BANDA et distiller ses sons savoureux, avec un feeling inchangé.

Né en 1942 dans les faubourgs de Luanda (Angola), chanteur et athlète médaillé avant de devenir militant de la lutte anticoloniale, Bonga est un monument de la musique africaine et du monde lusophone. Depuis un demi-siècle, il porte ce feeling et cette voix abrasive, grave, identifiable entre mille, de Luanda à Lisbonne, de Paris à Rotterdam. Auteur de 32 albums et 170 chansons, Bonga a partagé la scène avec les plus grands et sa carrière a donné tout son sens à la notion, aussi plurielle soit-elle, d’africanité.

Une invitation au voyage unique dans l’univers de cet artiste emblématique de la musique angolaise métissée de musique cap-verdienne.

Distribution

  • Chant : Bonga
  • Guitare : Betinho Feijo
  • Basse : Hernani Pinto Lagrosse
  • Accordéon : Ciro Lopes
  • Batterie : « Djipson » Estevao Da Silva

« C’est une voix à nulle autre pareille. Eraillée, brisée, mélancolique. »

Le Monde

« La révolution n’est pas achevée ! Des ballades à la tristesse élégante, des textes qui appellent à regarder la réalité en face. »

Les InRocks

Jazz à Viennes 2019

Le héraut angolais Bonga célèbre ses 50 ans de carrière. Le secret de sa longévité et d’un enthousiasme intact ? La transmission de « l’esprit de la cour », qu’il honore dans son dernier disque, Kintal da Banda.


Dans son enfance en Angola, dans les années 1940, le solide et enraciné Bonga a reçu trois types d’éducations : lapremière, qu’il juge a posteriori mauvaise, dans une école coloniale dominée par l’église catholique ; la deuxième dans larue, qui affûta sa débrouillardise ; la troisième, qu’il estime excellente, dans la cour de sa maison familiale, où il forgea saconscience sociale et politique, son aptitude à la tendresse et à la révolte. Par ce nouveau disque, dont le titre Kintal daBanda signifie en créole angolais « la cours de l’endroit », c’est bien ici, dans cette cour première, et par extension danstoutes les cours du monde, ces lieux de réunion et de convivialité, qu’il nous invite. Du havre originel de ses 23 premièresannées, le chantre de l’Angola ressuscite en deux poignées de phrase, les couleurs, les odeurs, les saveurs : un extérieuraccablé d’un soleil de plomb, où se croisent grands-parents, oncles et tantes, cousins-cousines, voisins-voisines. Unendroit de convergence, où les conversations fusent drues. Un carrefour où l’existence se ponctue de repas partagés, etque rythme le semba, la musique « racine » de son pays. « Quand une maman emballe son enfant, quand une damecoud, elles chantent le semba, dit le maître. En cuisine ? Quelques pas de semba pendant que le plat mijote ! Ladikanza1, le batuque2, le chant bercent notre quotidien… » […]

Son succès intangible, sa longévité, ponctuée par près de 400chansons – il ne compte plus ! –, le chanteur les doit, selon lui, à son intégrité, à son identité inaliénable et à sa façon de n’avoir jamais « coupé le cordon ombilical avec son pays ». « Le ‘business’ aurait voulu que je devienne une sorte de Julio Iglesias lusophone, que je forge des chansons taillées pour les discothèques, que je m’essaye, pourquoi pas,au reggae… Désolé !, tempête-t-il. Le semba reste mon seul drapeau musical ! » […]

ll y a 50 ans tout juste, Bonga entrait en musique par son album révolutionnaire, Angola 72, enregistré à Rotterdam, qui accompagnait les mouvements indépendantistes de l’Angola, prêt à se libérer du joug portugais. Aujourd’hui encore, il jette un œil avisé sur la politique de son pays. […] Toujours militant, Bonga ? Assurément dans son cœur ! Mais désormais avec davantage de mesure… « Je ne veux plus me mettre en colère, c’est au détriment de ma santé », argue-t-il. Alors, aujourd’hui, à la rage, le maestro préfère la joie véhiculée par la musique. Tous les samedis, avec sa famille, et ses voisins, il chante, comme un exercice salutaire, une philosophie pour le corps et l’esprit. Comme dans la cour de son enfance à Luanda, il distille ses sons savoureux, avec un feeling inchangé. Une cérémonie joyeuse et bienfaitrice, tissée de conversation et de chansons, auquel naturellement il nous convie par ce disque… Bienvenue chez lui !

Extraits du texte de Anne-Laure Lemancel

« Je chante à rebours du mouvement négatif de la planète. Tant que des personnes malintentionnées – européennes, africaines,chinoises… – dirigeront la marche du monde, je prendrais le micro pour les contrer… ».

Bonga

Plus d’infos sur : www.bongakuenda.com

Tarifs : Plein 20 €, réduit 15 €, érimûrois 10 €
Billetterie en ligne sur les réseaux Francebillet et Ticketmaster ou auprès du CCJC à partir du 5 septembre.

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