Pourquoi la commune met-elle fin à la convention avec l’association AGIS ?
La convention était précaire, gratuite et révocable. Elle ne constituait pas une solution durable. La commune a proposé à deux reprises un cadre juridique pérenne (bail emphytéotique), refusé par l’association. Il n’était plus possible de prolonger une situation juridiquement fragile.
La décision est-elle récente ou brutale ?
Non. La réflexion a été engagée dès l’automne 2025 par la précédente Municipalité. La décision actuelle s’inscrit dans cette continuité.
L’association AGIS a-t-elle respecté la convention ?
Au-delà de la convention, le site a été progressivement utilisé pour de l’habitat permanent, ce qui ne correspond pas à la vocation d’un camping municipal ni à son cadre réglementaire dans un environnement naturel protégé.
Pourquoi parle-t-on de problème de sécurité et de salubrité ?
Le camping n’est pas conçu pour accueillir des personnes sur le long terme.
Des incidents répétés (violences, alcool, conflits) ont été constatés et ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
Les conditions de vie ne répondaient plus aux exigences de sécurité et de dignité.
Combien de personnes vivent réellement sur le site ?
Les chiffres communiqués ont fortement varié (de 2 à 12 « familles »), sans données stabilisées ni identités claires, ce qui illustre l’absence de cadre structuré.
Que deviennent les personnes présentes sur le camping ?
La commune n’abandonne personne.
Un accompagnement est en cours avec :
- l’État
- le Département
- le CCAS
- des associations spécialisées
L’objectif est de trouver des solutions adaptées, légales et durables, en particulier pour les familles avec enfants.
Pourquoi le camping a-t-il été fermé ?
Un arrêté municipal du 26 février 2026, toujours en vigueur, impose la fermeture du site notamment en raison de la crue de février 2026 qui a totalement inondé le camping. Le maintien d’occupations était incompatible avec cet arrêté.
La décision a-t-elle été contestée ?
Oui, l’association AGIS a contesté cette fermeture. Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi et a rejeté la demande de suspension.
La décision de la commune est donc confirmée juridiquement.
La commune remet-elle en cause les projets associatifs ?
Non, la Commune soutient pleinement le tissu associatif.
Mais aucun projet ne peut se développer en dehors du cadre légal, ni au détriment de la sécurité des personnes.
Quel est l’avenir du site des Varennes ?
- étudier pour engager des travaux de remise en état,
- lancer une délégation de service public (DSP).
Objectif : créer un camping familial, populaire, accessible et conforme aux normes.
Pourquoi ne pas maintenir un projet social sur site ?
L’accueil de publics en grande précarité relève de dispositifs spécialisés, portés par l’État et les structures habilitées.
Un camping municipal n’a ni les moyens ni la vocation de remplir cette mission.
Quel est le message de la Municipalité ?
Cette décision repose sur trois principes :
- le respect du droit,
- la sécurité des personnes,
- l’intérêt général.