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Fin de la convention d’occupation précaire du camping des Varennes

Le 9 avril 2026, la Municipalité a reçu l’association Au Germoir d’Initiatives Solidaires (AGIS) afin de l’informer de la fin de leur convention d’occupation précaire du site du camping des Varennes.

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Information

Mise à jour au 12 mai 2026

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en suspension déposée par l’association AGIS (Au Germoir d’Initiatives Solidaires) contre la décision de résiliation de la convention d’occupation du domaine public du camping municipal des Varennes.

Cette décision de justice confirme le bien-fondé de l’action engagée par la Municipalité pour mettre fin à une situation devenue insatisfaisante sur les plans juridique, sécuritaire et humain, et ouvre la voie à un nouveau projet ambitieux pour ce site emblématique de la commune.

Plus d’informations dans le communiqué de presse ci-dessous.

Pourquoi la commune met-elle fin à la convention avec l’association AGIS ?

La convention était précaire, gratuite et révocable. Elle ne constituait pas une solution durable. La commune a proposé à deux reprises un cadre juridique pérenne (bail emphytéotique), refusé par l’association. Il n’était plus possible de prolonger une situation juridiquement fragile.

La décision est-elle récente ou brutale ?

Non. La réflexion a été engagée dès l’automne 2025 par la précédente Municipalité. La décision actuelle s’inscrit dans cette continuité.

L’association AGIS a-t-elle respecté la convention ?

Au-delà de la convention, le site a été progressivement utilisé pour de l’habitat permanent, ce qui ne correspond pas à la vocation d’un camping municipal ni à son cadre réglementaire dans un environnement naturel protégé.

Pourquoi parle-t-on de problème de sécurité et de salubrité ?

Le camping n’est pas conçu pour accueillir des personnes sur le long terme.
Des incidents répétés (violences, alcool, conflits) ont été constatés et ont nécessité l’intervention des forces de l’ordre.
Les conditions de vie ne répondaient plus aux exigences de sécurité et de dignité.

Combien de personnes vivent réellement sur le site ?

Les chiffres communiqués ont fortement varié (de 2 à 12 « familles »), sans données stabilisées ni identités claires, ce qui illustre l’absence de cadre structuré.

Que deviennent les personnes présentes sur le camping ?

La commune n’abandonne personne.

Un accompagnement est en cours avec :

  • l’État
  • le Département
  • le CCAS
  • des associations spécialisées

L’objectif est de trouver des solutions adaptées, légales et durables, en particulier pour les familles avec enfants.

Pourquoi le camping a-t-il été fermé ?

Un arrêté municipal du 26 février 2026, toujours en vigueur, impose la fermeture du site notamment en raison de la crue de février 2026 qui a totalement inondé le camping. Le maintien d’occupations était incompatible avec cet arrêté.

La décision a-t-elle été contestée ?

Oui, l’association AGIS a contesté cette fermeture. Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi et a rejeté la demande de suspension.
La décision de la commune est donc confirmée juridiquement.

La commune remet-elle en cause les projets associatifs ?

Non, la Commune soutient pleinement le tissu associatif.
Mais aucun projet ne peut se développer en dehors du cadre légal, ni au détriment de la sécurité des personnes.

Quel est l’avenir du site des Varennes ?

La commune va :

  • étudier pour engager des travaux de remise en état,
  • lancer une délégation de service public (DSP).

Objectif : créer un camping familial, populaire, accessible et conforme aux normes.

Pourquoi ne pas maintenir un projet social sur site ?

L’accueil de publics en grande précarité relève de dispositifs spécialisés, portés par l’État et les structures habilitées.
Un camping municipal n’a ni les moyens ni la vocation de remplir cette mission.

Quel est le message de la Municipalité ?

Cette décision repose sur trois principes :

  • le respect du droit,
  • la sécurité des personnes,
  • l’intérêt général.

Le tribunal administratif confirme la fermeture du camping des Varennes et le départ d’AGIS du site

Le 12 mai 2026, le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en suspension déposée par l’association AGIS (Au Germoir d’Initiatives Solidaires) contre la décision de résiliation de la convention d’occupation du domaine public du camping municipal des Varennes. Cette décision de justice confirme le bien-fondé de l’action engagée par la Municipalité pour mettre fin à une situation devenue insatisfaisante sur les plans juridique, sécuritaire et humain, et ouvre la voie à un nouveau projet ambitieux pour ce site emblématique de la commune.

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La réunion du 9 avril 2026 fut l’occasion de leur expliquer les raisons de cette décision, leur notifier les accompagnements possibles et les inviter à organiser le replacement de leurs locataires.

Des conditions d’insalubrité et d’insécurité

La Municipalité a souhaité informer ses habitants, en toute transparence, de la décision de mettre fin à la convention d’occupation précaire du site du camping des Varennes.

Cette démarche, engagée par l’ancienne mandature, puis confirmée par l’équipe municipale actuelle, repose sur un constat partagé et sur des responsabilités que nous ne pouvons ignorer.

Une convention précaire, par définition temporaire, ne peut pas se prolonger indéfiniment. Or, au fil des années, la situation du site s’est progressivement éloignée de son objet initial. Le camping a connu des évolutions importantes, sans que les adaptations nécessaires, notamment en matière de règles d’urbanisme et de normes sanitaires, ne soient mises en œuvre.

Par ailleurs, le site a vu s’installer durablement plus de 40 familles en situation de grande précarité, dans des conditions qui ne sont ni adaptées à leurs besoins, ni conformes aux exigences de sécurité et de salubrité, détournant les agents de leurs missions premières. Cette situation humaine, que nous regardons avec sérieux et respect, ne peut toutefois être ignorée dans sa dimension structurelle et réglementaire.

De nombreux incidents, incivilités et faits délictueux ont également été constatés par les forces de l’ordre, impactant à la fois les riverains et les usagers du camping, y compris les touristes. Cette évolution a contribué à dénaturer la vocation première du site et de la convention signée.

La camping sera repensé

Face à ces constats, la municipalité, dans la continuité des décisions prises précédemment, a choisi d’agir de manière responsable et collective. L’objectif est double :

  • Mettre fin à une situation juridiquement fragile et humainement insatisfaisante ;
  • Permettre la mise en place d’un nouveau projet de camping municipal ambitieux.

Ce futur projet a pour ambition de proposer un camping populaire, accessible à tous, respectueux des normes, de l’environnement et de la tranquillité publique. Il s’inscrira dans une vision durable et équilibrée du territoire, tout en préservant le site naturel protégé.

Nous sommes pleinement conscients de la sensibilité de cette décision et des enjeux humains qu’elle implique. C’est pourquoi un accompagnement adapté sera mis en place avec les partenaires sociaux et institutionnels afin de soutenir les personnes concernées.

La Municipalité reste mobilisée pour concilier solidarité, respect des règles et qualité de vie pour tous.

Nous savons compter sur la pleine et entière compréhension des érimûrois.

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