Environnement

Gestion du frelon : l’affaire de tous !

Le frelon à pattes jaunes (Vespa velutina), souvent appelé frelon asiatique, cause d’importants dégâts dans les ruchers et peut affecter d’autres insectes que les abeilles. Il perturbe également certaines activités humaines et représente un risque pour les personnes allergiques aux piqûres. Il est donc légitime d’agir, mais en respectant la biodiversité et les bonnes pratiques. C’est tout l’enjeu du plan national de lutte, qui encadre les actions de prévention et de destruction des nids de manière coordonnée.

Publié le

En 2025, notre commune s’est engagée activement dans la lutte contre le frelon à pattes jaunes, des agents ont participé à des formations, des pièges ont été achetés et placés à proximité des écoles et lieux public. Nous allons doubler le nombre de pièges en 2026.

Vue d’ensemble des actions au fil de l’année

  • Février à mai : piégeage de printemps
    Période clé pour capturer les reines fondatrices grâce à des pièges sélectifs (cf. photos pièges plus bas). Ces dispositifs sont équipés d’une grille qui protège les insectes non ciblés et d’un système évitant les noyades. Pour un piégeage efficace et respectueux de l’environnement, un protocole précis doit être suivi. Si vous souhaitez participer, contactez la mairie.
  • Mars à juin : repérage des nids primaires
    De la taille d’une balle de tennis, ils se trouvent souvent sous les abris, dans les hangars ou les tas de bois. Ces nids hébergent une reine en phase de fondation. Les signaler à la mairie (ou au référent frelon) permet une intervention rapide avant la construction des nids secondaires à partir de la mi-juin. Ils ne sont pas forcément en hauteur, l’an passé un habitant a trouvé un nid primaire dans une cabane à hérisson posée au sol !
  • Juin à novembre : repérage des nids secondaires
    Ces nids imposants peuvent se situer dans les arbres, les haies, les toitures mais aussi au sol (bas d’un tronc d’arbre creux, trou dans le sol, plaque d’égout…). Les frelons peuvent se montrer agressifs à proximité. Toute observation d’un va et vient de frelons à patte jaune dans une cavité ou sous un toit lorsque le nid n’est pas visible, doit être signalée immédiatement à au policier rural afin de permettre une destruction sécurisée.

Focus : le piégeage de printemps

Pour réduire la prolifération, le piégeage au moment où les reines butinent est déterminant.

Les pièges sélectifs « nasses » recommandés sont équipés d’une grille laissant ressortir les insectes non ciblés et d’un appât liquide inaccessible pour éviter les noyades. Les pièges non sélectifs (ex. bouteilles percées) sont à proscrire, car ils peuvent nuire à la biodiversité. L’appât doit être renouvelé chaque semaine, en laissant les frelons vivants dans la nasse pour attirer d’autres individus grâce aux phéromones d’alerte.

L’appât peut être composé de différentes manières :

  • Un tiers de sirop de fruits rouges, un tiers de bière et un tiers de vin rouge (appât le plus utilisé)
  • Un kilo de sucre, 30 grammes de levure de boulanger et 2 litres d’eau
  • Du jus de pomme

Les trois modèles recommandés par le Plan National de lutte contre le frelon à pattes jaunes sont compartimentés pour éviter tout contact direct avec les insectes lors de la manipulation :

  • Piège Robida
  • Piège à frelons coréen Velutina Beevital
  • Piège à frelons japonais

Placez les pièges au soleil, près des premières fleurs (type magnolia, aubépine, etc), à l’abri du vent, puis déplacez-les au fur et à mesure de la floraison. Ils peuvent être retirés à partir de juin.

Information

Les données de piégeage (comptage des insectes capturés) sont à transmettre au service environnement de la Ville.